
RESPONSABLE
MAQUILLAGE
PARCOURS
MATRIX:
Depuis combien de temps êtes-vous dans cette production?
PETER:
Depuis février [2001]. On a commencé à préparer le film à Los
Angeles puis on est parti à Alameda,
près de San Francisco, et on tourne ici depuis à peu près trois mois et demi. On tourne
MATRIX 2 et 3 simultanément - deux films tournés en même temps
aux Etats-Unis, puis en Australie.
MATRIX: C'est
une production assez
importante et on n'en est qu'au début.
Comment cela se passe-t-il jusqu'à présent?
PETER:
C'est très intéressant vu le niveau du film, c'est une production à très grande échelle.
En fait, cet entretien a lieu le dernier jour
du tournage aux Etats-Unis, même si, pour moi, ce n'est pas fini car
on a encore pas mal de chemin à faire. Jusqu'ici,
on a seulement terminé environ 25% du travail. C'est donc
un défi intéressant à relever car il faut être capable de tout
préparer en cours de route pour un travail aussi long. Evidemment, on
n'arrive pas à préparer tout le film dans les délais qu'on nous avait
accordés, alors on détermine ce dont on a besoin et on prépare ça à l'avance.
Sur ce film, les échéances sont beaucoup plus longues que sur un autre film.
Ici, on envisage l'année prochaine, ce qui est peu commun...
sauf si vous filmez en décembre.
MATRIX:
Comment avez-vous atterri sur cette production?
PETER:
J'ai travaillé sur ce film car j'ai fait les deux derniers films avec Keanu Reeves
et, sur le tournage du deuxième film qu'on a fait ensemble l'année passée [2000],
il m'a demandé si j'étais intéressé par cette prod. J'ai bien évidemment accepté. C'est une occasion en or, mais c'est aussi un
tournage très long et j'ai dû peser le pour et le contre. J'ai une famille et des enfants
dont je dois m'occuper. Pour moi, ce n'est pas un métier où on peut décider de
l'endroit où on veut travailler, c'est l'industrie qui décide où les films vont
être tournés. Donc, je vais généralement là où le film est tourné et, dans ce cas-ci,
ce sont d'abord les Etats-Unis et puis l'Australie. Je n'ai jamais visité l'Australie
donc c'est pour moi une très bonne occasion d'y aller.
MATRIX: Quel est votre parcours et comment êtes-vous arrivé dans le métier que vous faites?
PETER:
Ça fait longtemps que je fais ce métier: j'ai commencé dans les
années 60 avec Chapeau melon et bottes de cuir, que tout le monde connaît. J'ai eu beaucoup de chance de débuter sur
une série aussi célèbre que celle-là. Je n'avais aucune expérience dans
cette industrie mais je savais que je voulais entrer dans le métier. A l'époque
où j'ai posé ma candidature, il n'y avait aucune opportunité car ce n'est pas facile
d'entrer dans ce métier sans connaître des gens faisant partie du milieu. Mon histoire
en bref, c'est que l'année où j'ai posé ma candidature, ils envisageaient de créer
un programme de formation dans le système des studios qui existait encore et j'ai
eu la chance d'entrer dans le métier via un programme financé par l'industrie
elle-même. Je suis la seule personne à jamais être entrée dans le métier via ce système.
Ils avaient accepté deux personnes après les entretiens mais l'autre n'a pas
continué. Ensuite, ils ont arrêté le système pour des raisons financières. C'était super pour moi, j'ai eu la
chance d'être au bon endroit au bon moment et c'est ce que je fais depuis
lors...pratiquement depuis la fin de mes études.
MATRIX:
J'imagine qu'il y a eu un grand nombre de projets après Chapeau melon et Bottes de cuir.
PETER:
J'ai travaillé sur beaucoup de films différents, j'ai vraiment eu de la chance.
Il y a plusieurs années, j'ai travaillé sur des films comme The Rocky Horror Picture Show,
Tommy, trois films de Ken Russell dans les années 70, puis je suis passé à des
choses comme Outland...Loin de la terre, Indiana Jones et Star Wars. J'ai fait des choses comme Aliens, le retour et Alien 3 et j'ai aussi eu la chance de faire
L'homme qui voulut être Roi dans les années 70. C'était un magnifique exemple de film
épique, comme on n'en fait plus beaucoup aujourd'hui, quoique MATRIX est un film épique. D'ailleurs. c'est sans doute le deuxième film épique de ma
carrière, du même genre et à la même échelle. J'ai collaboré avec beaucoup d'acteurs
particuliers, notamment Harrison Ford et Sean Connery pendant
plusieurs années. Le dernier film que j'ai fait avec Sean était Haute Voltige, ensuite j'ai rencontré Keanu
et je travaille avec lui depuis. Je n'ai pas cité tous mes films, il y en a eu d'autres - je
n'ai pas de mémoire photographique. J'ai travaillé sur beaucoup de films,
c'est ça notre but dans le métier .
MATRIX: Préférez-vous les petites prods ou les films à gros budget?
PETER: Ça m'est égal. La taille du
projet n'a pas d'importance pour moi car je fais un boulot similaire
et toujours avec la même qualité, quelle que soit la taille du film. Mon but est de faire en sorte que ça donne bien et que ça ne ressemble
pas à du maquillage. En fait, je n'aime pas qu'on voie le maquillage, je préfère que ça ait l'air vrai.
Je veux que les gens disent que le film était bien fait, pas que le maquillage était bien fait.
Ça ne m'intéresse pas d'avoir des beaux maquillages, je veux juste
que les gens aient la bonne apparence pour le rôle. C'est ça, ma philosophie.
Certaines personnes ont la politique inverse et aiment mettre beaucoup de
maquillage, mais pas moi. C'est ce qui distingue les différents chefs maquilleurs.
MATRIX
APPARENCE DES PROTAGONISTES
MATRIX:
Dans tous les MATRIX, les protagonistes ont plusieurs apparences différentes - par exemple, Neo a plusieurs looks à travers le film.
PETER: Je pense que c'est un lien de cause à effet. Les personnages changent d'apparence pour plusieurs raisons et sur ce film, ça
se passe en temps réel - sur une durée très courte - mais les changements qui
s'opèrent sur cette durée sont énormes. C'est aussi le concept de ce projet. Il y a énormément d'événements qu'il faut pouvoir suivre. Dans notre optique, les événements arrivent en temps réel et très rapidement,
mais dans le film, on nous attribue un espace où créer les effets et tout ce
dont on a besoin pour montrer la progression. La progression est très grande dans ce film car beaucoup de choses arrivent
à beaucoup de protagonistes. Mon travail consiste à coordonner et à concevoir ces transitions.
C'est ce que j'aime faire car c'est très varié et il y a plusieurs
choses à prendre en compte. C'est en train de prendre de grandes dimensions...comme je l'ai dit plus tôt,
on est encore aux Etats-Unis pour le moment, mais il restera beaucoup
à faire quand on partira en Australie. J'ai vraiment adoré le temps qu'on a passé ici, mais on n'a pas vraiment tourné
beaucoup de scènes différentes et on a encore beaucoup de pain sur la planche
et beaucoup de maquillages intéressants à réaliser.
MATRIX: L'apparence des personnages
principaux a été définie dans le premier volet de MATRIX et maintenant, vous avez
de nouveaux protagonistes à traiter. Comment se passe la conception des maquillages?
PETER: Les gens pensent que les
protagonistes d'origine ont été complètement définis dans le premier volet mais,
en fait, ils ont déjà évolué. C'est très difficile de déterminer ce qui fait partie et ce qui ne fait pas partie de la
conception initiale car il y a des personnes différentes qui travaillent sur ce film. Donc, des éléments nouveaux ont été apportés à ce film et c'est pour ça que ce n'est pas du tout une copie du premier volet. L'apparence de Neo et Trinity n'est plus la
même que dans le premier MATRIX, tandis que celle de Morpheus est
similaire mais pas totalement identique. Evidemment, ils sont tous reconnaissables
car c'est une trilogie. Même Smith est un personnage encore différent, il a évolué. Ils seront reconnaissables par rapport au premier volet mais il y a beaucoup d'éléments
dans ces deux productions qui nous permettent de faire évoluer les apparences
et les concepts.
Je crois que tous les gens qu'on a engagé aux Etats-Unis vont travailler
en Australie à un moment ou un autre; certains d'entre eux seront la pour une longue période
et d'autres seront là pour moins longtemps,
mais ils vont tous continuer. Personne n'a encore terminé - en fait, aucun protagoniste n'a terminé son travail sur le tournage aux Etats-Unis. C'est
inhabituel car, généralement il y a des gens qui ne viennent
que pour deux ou trois jours en tout. On n'a bouclé
aucune séquence complète avec aucun personnage.
MATRIX: Comment les réalisateurs, Larry et Andy Wachowski,
ont-ils défini les apparences qu'ils voulaient pour les différents protagonistes?
PETER: Plusieurs conversations
ont eu lieu. L'équipe Costumes était de la partie
bien avant nous, donc ils ont eu l'occasion de lire le scénario et de faire des croquis à l'avance. C'est exactement le travail du créateur de
costumes: il présente des options, beaucoup d'options. Parfois, les réalisateurs
sont absolument certains de ce qu'ils veulent et ils présentent une option
au créateur de costumes. C'est un travail de collaboration entre les
deux personnes qui permet de déterminer les images et le style. Il arrive que
ça se fasse sans qu'un acteur ait encore été choisi et ça peut
être juste un concept à ce stade. Une fois que les acteurs ont été engagés, l'équipe
Costumes les rencontre pour les essayages, puis ils passent chez nous. Il y a parfois des
modifications drastiques à ce stade; il arrive qu'un croquis ne soit pas correct une fois qu'on a l'acteur devant soi
et il arrive que les acteurs proposent leurs
propres idées. Encore une fois, ça devient un travail de collaboration entre plusieurs personnes
et les réalisateurs pour décider quel sera le look final.
Beaucoup de choses dans MATRIX 2 et 3 n'ont jamais été faites auparavant et c'est
ce qui rend le cinéma intéressant, car on repousse sans cesse les limites et les objectifs.
MATRIX: Est-ce que vous habillez et maquillez complètement chaque
acteur pour présenter les looks des personnages aux réalisateurs?
PETER: En général, on fait une présentation qu'on appelle
"show and tell" (on montre et on en discute) mais on peut aussi appeler ça une répétition des costumes,
ou autre chose.
En gros, quand on pense avoir créé un look acceptable, on le soumet aux
réalisateurs pour obtenir leur accord.
Puis, ils font des modifications: ça peut être un léger changement dans les
costumes, dans le teint de la peau, dans la couleur des lèvres ou dans les
lunettes ou les lunettes de soleil.
Certains acteurs ne font pas tout ça, ils ne reçoivent pas la préparation car
ils n'ont pas le temps de faire les répétitions. On leur donne simplement le rôle, parfois à l'avance, mais ils n'arrivent que peu de temps avant
les dates du tournage donc on ne peut retoucher leur look qu'à la dernière minute.
Avec eux, on ne fait pas de "show and tell". Une session "show and tell"
n'est pas toujours filmée, mais si c'est le cas, cela permet
à tout le monde de regarder et donner son opinion. Si elle n'est pas filmée, les réalisateurs peuvent nous dire "changez ceci, faites cela" et on prend cela
en compte pour créer une image qui combine tous ces éléments.
DEFIS DE
MAQUILLAGE
MATRIX:
Les couleurs sont très importantes pour Larry et Andy; avez-vous eu beaucoup de discussions ou
de préparation à ce niveau?
PETER: On travaille en collaboration avec
Larry et Andy, l'équipe Costumes et l'équipe Coiffure, bref, c'est
un sujet de discussion collectif. Plusieurs de nos choix sont tirés de la palette de couleurs des costumes, donc
cet aspect de la conception a un côté naturel. Dans Zion,
il y a plus de liberté que dans la Matrice; la Matrice a un aspect
plus stylisé, mais on essaie d'eviter tout ce qui est particulièrement...
vif n'est pas vraiment le mot exact, mais disons les choses qui
n'auraient pas l'air correctes. Ce n'est pas non plus une palette complètement neutre,
mais elle n'est pas trop extrême car on peut ainsi ajouter des touches quand on
veut faire passer un vrai message et je crois que c'est ce qu'on fera plus
tard. Il y a donc des éléments de ce genre-là dans les croquis mais, en effet,
ils sont très spécifiques et on discute de tout.
MATRIX: Je sais que les tons bleus sont
évités. Est-ce que le bleu est complètement interdit dans les maquillages?
PETER: Pas de la même manière que pour
les décors et les costumes parce que nous n'utilisons pas les couleurs par choix.
Je pense que s'ils m'avaient dit d'utiliser certaines couleurs en particulier,
ça aurait eu un impact sur certaines séquences qu'on tourne et on aurait
dû effectuer de longs tests pour décider quelle nuance irait et quelle
nuance n'irait pas. Mais heureusement, la plupart des couleurs qui pourraient poser problème
dans ce domaine ne sont pas utilisées, en l'occurrence les fards à paupières ou les couleurs de
rouge à lèvres ou les tons des visages. On n'a pas vraiment eu ce problème.
Ce qu'on doit éviter, c'est laisser les gens entrer - ce qui est difficile vu le nombre de figurants qu'on
a eu - et retoucher eux-mêmes leur peau. Nous devons contrôler cela car un mauvais crayon à lèvres,
un mauvais fard à paupières, une mauvaise forme de sourcil, un mascara au mauvais endroit,
ou quelque chose en trop grande quantité peut nuire à l'aspect général. D'un côté, on ne veut pas perdre de temps et de l'autre, on ne veut pas non plus
laisser passer quelqu'un entre les mailles du filet.
On a dû faire patrouiller des maquilleurs pour cette raison, car les gens
croient souvent que c'est cette petite retouche qui fera d'eux des stars. On n'est pas là pour ça. Notre travail est de
contrôler l'apparence générale, donc il est
important que ce genre de chose n'arrive pas.
MATRIX: Y a-t-il des anecdotes de
gens qui ont apporté du rouge à lèvres en cachette?
PETER: Il y a toujours des anecdotes amusantes -
la plupart des maquilleurs pourraient vous raconter les mêmes histoires. On doit
surveiller les toilettes pour dames car elles y vont pour changer leur
maquillage. On a dû cacher des miroirs à cause de ça.
C'est généralement flagrant dans un film historique car elles ne
veulent pas être maquillées pour avoir un aspect d'époque. Elles pensent que ça ne met
pas leur beauté en valeur et elles préfèrent un look moderne. Ça
arrive souvent mais, sur MATRIX, on a adopté un look plus naturel dans un sens et
on n'a rien utilisé à l'excès. Les gens veulent
toujours en rajouter. Ma théorie, c'est que moins il y de maquillage, mieux c'est. Ce qu'il y a d'intéressant
dans ce film, c'est que les acteurs principaux sont dans le même
panier. Le look de Trinity était très naturel et celui de
Niobe aussi. La palette générale est très similaire pour tout le monde
et c'est bien car c'est ce qu'on essaie d'obtenir.
PRISES
ARTIFICIELLES
MATRIX:
Des prothèses sont utilisées sur ces films. Parlez-nous un peu d'elles et
des matériaux qui les constituent.
PETER: On utilise une grande variété
de prothèses différentes. On a beaucoup de choses différentes
à réaliser et encore beaucoup de travail, donc on en est encore
aux premières étapes à ce niveau. Jusqu'ici, on a utilisé pratiquement
tout ce qui existe actuellement. On a utilisé du caoutchouc
mousse, des morceaux de gélatine, des morceaux de Dermaplast et on s'est servi
de certains éléments en silicone... en fait, on utilisé tout ce qui est disponible
en fonction de nos besoins. On a fabriqué les
pièces qui vont autour des prises et des socles. Certaines d'entre elles sont faites
directement ici et d'autres sont fabriquées à l'extérieur et ensuite
envoyées chez nous pour le montage. Pour le moment, on n'a pas d'équipe Prothèses à temps plein
sur le film mais on a fait appel à de l'aide extérieure dans certain cas.
MATRIX: Où ont été fabriquées les
prothèses et comment ont-elles été posées?
PETER: Deux groupes différents les
ont fabriquées. Il nous en fallait beaucoup, alors on a fait appel à différentes sociétés.
Naturellement, elles sont calquées sur celles du premier MATRIX et,
bizarrement, une grande partie des anciennes prothèses sont introuvables, bien
que le premier volet ait été tourné il n'y a pas si longtemps. Elles n'ont pas été archivées. Il y en avait quelques-unes, mais
il n'en restait pas des centaines donc on a dû en mouler
des neuves. On a commencé à les mouler
nous-mêmes et ensuite, on a fait appel à une autre société pour en fabriquer davantage
vu le nombre de prothèses dont on avait besoin. En fait, on les a allégées pour qu'elles soient
plus faciles à poser et pour qu'elles restent en place plus longtemps. On voulait vraiment obtenir des prothèses qui soient plus
confortables à porter et qui se posent plus rapidement. Ce volet de MATRIX est à plus grande échelle que le premier, donc les quantités sont multipliées,
il y a beaucoup plus de gens et le nombre d'éléments où ils
sont impliqués est à plus grande échelle.
Les choses ont évolué et c'est pour ça qu'on essaie de réduire le facteur
temps au minimum car la fabrication de prothèses est très longue. Ce qu'on veut, c'est tourner, pas
faire des prothèses assis sur une chaise toute la matinée. La fabrication des prothèses
continue et on va en faire beaucoup d'autres une fois en Australie. Certains éléments de ce film
seront vraiment uniques et nous sommes sur le point d'entamer leur conception. J'ai des idées en tête quant à
la conception de ces pièces mais je devrai en discuter avec les deux frères
[Larry et Andy Wachowski, scénaristes/réalisateurs] et on inclura aussi les
acteurs dans les discussions. Les acteurs sont très importants car ils comprennent
et sont conscients de certaines des situations auxquelles
on va faire face. Pour chaque concept, il faut créer les éléments qui vont le
faire fonctionner.
MATRIX: Comment allez-vous assurer la
continuité par rapport aux scènes filmées ici quand la production partira en
Australie?
PETER: En fait, j'emmène avec
moi ma maquilleuse principale [Maggie Fung], qui s'occupe de Trinity [Carrie-Anne
Moss], Smith [Hugo Weaving] et Niobe [Jada Pinkett Smith] pour éviter ce
problème. On emmène aussi la maquilleuse qui s'occupe de Laurence
[Fishburne, Morpheus] et Cas [Gina Torres], donc on ne devra heureusement
pas engager des personnes totalement nouvelles pour s'occuper de personnages qui sont
déjà définis. A quelques exceptions près, on va garder la même
équipe Maquillage qui a travaillé ici aux Etats-Unis pour assurer la
continuité. Evidemment, il y aura plein de nouveau protagonistes et
certains d'entre nous s'occuperont d'eux aussi, tandis que certains
personnages seront entre les mains des nouveaux maquilleurs. J'ai de la chance dans le sens ou ça ne va pas
être aussi compliqué que si on emmenait une seule personne là-bas.
LE
DERNIER MOT
MATRIX:
D'après vous, les deux suites de MATRIX vont-elles avoir du succès?
PETER:
Je pense qu'elles vont connaître un grand succès. C'est un projet très
passionnant et tout ce qu'on a réalisé est ce qui se fait
de mieux. C'est toujours un plaisir d'être sur un film où les gens évoluent, où ils ont
la possibilité d'aller dans cette direction
...et de réussir. Les résultats sont là sur l'écran. C'est un projet top
secret, ce qui le rend excitant car on ne peut en parler à
personne. Il vaut mieux le voir à l'écran quand il sera terminé car il y
beaucoup d'éléments qui seront ajoutés par la suite et dans lesquels
on n'est pas impliqué. Ce sera intéressant de
voir ce qu'ils ont fait avec notre travail et comment ils y
ajoutent une touche de...magie, je dirais. Il y a vraiment des
choses magiques à faire. Le tournage se passe extrêmement bien jusqu'ici
alors continuons dans cette voie pour le reste. On termine aujourd'hui aux Etats-Unis
mais le film est loin d'être fini et on a encore beaucoup de
pain sur la planche. Revenez me voir bientôt et je vous parlerai de l'étape suivante.
MATRIX: Merci, Peter.
Propos recueillis par REDPILL
Juin 2001
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